Rites et pratiques

Dans sa version tibétaine, le bouddhisme est une religion fortement ritualisée, faite de geste, de mots d'attitudes dans lesquels s'incarnent les croyances et les doctrines, telle celle de la réincarnation.

Chaque matin les fidèles, moines et laïcs, entament leur journée par le kiap-djo, la prise de refuge dans les trois joyaux : le Bouddha (que l'on peut comparer au médecin), le dharma, son enseignement (qui tiendrait le rôle de médication) et le sangha, la communauté (les « infirmiers » qui soutiennent et confortent dans la prise de remède). Les fidèles prononcent une formule en tibétains : « Je prends refuge, disent-ils, auprès du Bouddha, du dharma et du sangha, jusqu'à ce que j'obtienne l'Éveil. Puissé-je obtenir le corps, la parole et la pensée d'un bouddha, afin de séparer les êtres des causes de la souffrance et de faire en sorte qu'ils obtiennent les causes du bonheur. »

Puis, avant d'entamer une méditation ou de se livrer à une quelconque pratique religieuse, les fidèles accomplissent la « prière en sept branches », élément de base de tous les autres rituels. Ces « branches » sont : la prosternation devant un bouddha ; les offrandes à un bouddha ; la confession ou prise de conscience des fautes commises ; la réjouissance pour les mérites, les siens et ceux des autres, accumulés depuis les temps sans commencement ; la requête pour que la roue du dharma soit tournée, c'est-à-dire pour que la doctrine du Bouddha continue d'être enseignée ; la requête pour que les maîtres ne passent pas en pari-nirvana (ne quitte pas la vie actuelle) ; et, enfin, la dédicace. Cette septième et dernière « branche » consiste à dédier l'ensemble des mérites de la prière pour le bien de tous les êtres vivants, dans notre monde et dans les cinq autres dimensions de l'existence (y compris les univers des deva, et celui des démons). Le karma[1] positif accumulé par la prière se démultiplie alors à l'infini. Il en acquiert d'autant plus de poids dans la balance, en face du karma négatif, cette empreinte produite par les gestes, les paroles et pensées qui ne sont pas conforment à l'éthique.

Tous les rituels du bouddhisme tibétain permettent d'accumuler un karma positif en développant des qualités. Ainsi, les circumambulations qui consistent à marcher en méditant autour des stupa, les reliques de bouddhas ou de grands maîtres , en récitant des mantras[2], sont une source de karma. La rotation des moulins à prières, instruments religieux cylindriques renfermant un mantra, agit de la même manière. Sans oublier les « chevaux de vents », ces enfilades de drapeaux sur lesquelles sont inscrites des phrases sacrées. En s'agitant sous l'action du vent, les « chevaux » diffusent leurs prières dans les six univers.

Des mérites, les bouddhistes tibétains en accumulent aussi en multipliant les pèlerinages — dont ils sont d'ailleurs très friands. Ces mérites sont d'autant plus importants que le lieu où ils se rendent a accueilli un bouddha ou un maître prestigieux. Les bouddhas et les êtres souffrants constituent un champ d'accumulation de karma positif particulièrement important. Car la générosité réjouit les bouddhas auxquels les offrandes sont destinées.

D'autre part, la tradition populaire tibétaine, partiellement agréée par les autorités religieuses, accorde une grande importance au culte des innombrables divinités (dieux de la montagne, du foyer, du sol, demi-dieux, démons, naga mi-hommes mi-bêtes...). Ces divinités sont en fait des êtres ordinaires, retenus par le samsara[3] et dotés d'une nature identique à celle des humains, mais de pouvoirs supplémentaires. Les offrandes permettent de se les concilier, de la même manière que l'on prendrait soin d'un animal domestique pour l'apaiser.

Birger Hoppe, Drepung Monastery

Dans ce contexte de grande religiosité, les monastères occupent une place prépondérante. Chaque monastère est rattaché à une école et dirigé par un abbé, souvent un tulkou[4]. Moines et moniales (20% des tibétains, selon des estimations récentes), mènent les prières, conduisent les rituels et jouissent d'un statut social privilégié. Ils sont liés à la vie monastique par une série de vœux, dont celui de célibat. Ces moines ne sont pas à confondre avec les lama[5], traduction tibétaine du sanskrit « gourou », c'est-à-dire maître spirituel. Les lama, moines ou laïcs, hommes ou femmes, peuvent prodiguer des enseignements. A ce titre, ils sont entourés d'une grande révérence : l'attitude à adopter à l'égard de son maître spirituel est codifiée par des textes. En effet, le disciple se doit de considérer son maître comme un bouddha, et cela quels que soient les défauts du maître, fût-il un ivrogne ! Cette confiance est indispensable au progrès individuel : en perturbant l'esprit, les doutes rendraient la pratique moins efficace. Néanmoins, si l'une de ses directives lui paraît non conforme à l'éthique, le disciple peut la refuser.

Si les moines sont tenus à une série de vœux, lama et laïcs n'en sont pas non plus exemptés. Certains vœux sont pris à durée déterminée (vingt-quatre heures ou un an), ils portent sur le respect scrupuleux d'un point d'éthique ou consistent à prier et à jeûner. D'autres vœux lient pour la vie et ne peuvent être repris une fois qu'ils ont été violés. Dans cette dernière catégorie se trouvent les vœux qui « se prennent puis s'apprennent ». Autrement dit, l'individu formule le vœu ; ce n'est qu'ensuite qu'il saura en quoi il consiste. La Voie des Tantra[6] est considérée être le plus puissant des moyens pour accéder rapidement à l'éveil.

Les croyances

En dépit de ses particularités rituelles, le bouddhisme tibétain reste fondamentalement... bouddhiste. Son objectif est d'enseigner aux hommes comment guérir de la souffrance inhérente à la condition humaine, grâce à la doctrine des Quatre Nobles Vérités énoncées par le Bouddha. Première vérité : la dukkha, c'est-à-dire la souffrance, est liée à notre condition de vivants. Deuxième vérité : ce qui fait apparaître la dukkha, c'est la soif (de plaisir, de pouvoir, de savoir,...). Troisième vérité : la vérité de la cessation, c'est-à-dire la vision de la nature ultime de la réalité (qui est la vacuité ou absence d'existence en soi de toutes choses, y compris le moi). Quatrième vérité : la vérité du chemin qui conduit au nirvana[7]. C'est alors que l'individu peut enfin se libérer du redoutable samsara, le cycle des renaissances. Les renaissances sont elles-mêmes conditionnées par le poid du karma, positif ou négatif, accumulé au long de l'existence. Une prédominance de karma positif permet en effet d'échapper à un certain nombre d'inconvénients et de souffrances dans une vie ultérieure. Si les maîtres accomplis ont la possibilité de choisir le lieu précis de leur réincarnation, le commun des mortels ne peut, dans le meilleur des cas, que multiplier les actions et autres actes de dévotion dédiés à une réincarnation satisfaisante. La grande question reste, bien sûr, ce qui se réincarne. Les bouddhistes tibétains parlent d'un « continuum mental », une sorte d'esprit subtil portant les empreintes karmiques. Après la mort, cet esprit entre dans l'état intermédiaire du bardo avant de renaître sous la forme dictée par le karma. La plupart des êtres ne conservent aucun souvenir de leur vie antérieur : cette réminiscence est l'apanage de ceux qui ont atteint un degré suffisamment élevé d'excellence spirituelle, les grands maîtres et les bodhisattva[8]. Ces derniers jouissent d'autres pouvoirs miraculeux, qui sont en fait la conséquence naturelle de leur stade de réalisation spirituelle et de leur capacité de concentration. Ainsi peuvent-ils s'envoler dans les airs, disparaître brutalement, apparaître dans plusieurs endroits à la fois et y mener des activités « normales »... Autant de phénomènes que les tibétains jugent tout à fait naturels.

Certains de ces grand maîtres deviennent à leur tour des bouddhas, comparables au Bouddha Shakyamuni et révérés au même titre que le fondateur du bouddhisme. Rappelons que ce dernier n'est pas un dieu, mais un Éveillé, un être de notre nature ayant éliminé tous les défauts et développé toutes les vertus. Dès lors qu'un être ordinaire s'engage lui-même à devenir un bouddha afin d'œuvrer pour le bien de trous les autres êtres vivants dans le six univers, et que ce sentiment est spontané, il entre à son tour dans la première terre des bodhisattva.

S'engager dans la voie du bouddhisme tibétain est à la fois très facile et très difficile. Peut se dire bouddhiste toute personne qui a prononcé la parole de prise de refuge dans le Bouddha, le dharma et le sangha. Il n'existe pas de cérémonie initiatique équivalent au baptême, pas plus qu'il n'existe de « sacrement ». Reste ensuite le plus difficile : s'engager au quotidien dans cette voie, et puis pratiquer, pratiquer, et encore pratiquer, dans un état d'esprit vertueux...

Les livres sacrés

La pratique du bouddhisme tibétain repose en partie sur la tradition orale, ces enseignements transmis de maître à disciple, parfois par voie initiatique. Certains ont été divulgués par les maîtres qui en étaient dépositaires. A première vue, ces enseignements semblent d'une grande banalité. De fait, ils ne peuvent être appréhendés d'une manière purement théorique, en faisant abstraction de leur mise en pratique. Ils impliquent une exigence éthique et morale et une fidélité à toute épreuve à l'égard du maître.

La tradition écrite n'en est pas moins importante. Le bouddhisme tibétain professe un respect absolu pour toute écriture, qu'elle soit sacrée ou profane. En règle générale, aucun manuscrit ou aucun imprimé ne sont jetés avec les ordures. Devenus encombrants, ils sont brûlés, éventuellement enterrés dans un endroit propre. Car toute écriture peut véhiculer la pensée du Bouddha. Au point que certains Tibétains commencent, quand ils achètent une paire de chaussures, par remplacer la semelle intérieure sur laquelle est inscrite la marque, histoire de ne pas fouler un mot de leurs pieds !

Le canon tibétain est constitué de textes majoritairement traduits du sanskrit, mais aussi du chinois pour quelques-uns d'entre eux. Il est formé de deux ensembles : le kanjiour ou la parole du Bouddha, et le tendjiour, les commentaires des grands maîtres, pour la plupart indiens. Le kanjiour-tandjiour dit « de Dergué » (ville où il a vu le jour) totalise 108 volumes. Le Narthang, colossale compilation en 325 volumes, comprend également des commentaires de grands maîtres tibétains, étudiés au sein de leur école d'origine, mais aussi dans les autres écoles, si elles reconnaissent leur valeur.

La plupart des textes sont manuscrits en langue tibétaine, quelques uns le sont en sanskrit, la langue sacrée. Les mantras, eux, ne peuvent être qu'en sanskrit pour pouvoir être appelés « mantra ».

Tibet

IPJ Mike, The Palace, Lhasa, Tibet

En dépit de son altitude moyenne de 4.000 mètres, le Toit du monde, qui s'étend sur 3,5 millions de kilomètres carrés, a toujours été fort convoité. En octobre 1950, le Tibet était envahi par la Chine communiste qui, depuis, s'est mise en tête de dissoudre, par la force, la nation et la culture tibétaine. En mars 1959, le dalaï-lama, chef spirituel et temporel depuis le XVIIe siècle, a été contraint à l'exil en Inde. En un demi-siècle, les Chinois ont exterminé plus de 1,2 millions de Tibétains, soit un sixième de la population. Six mille temples et monastères ont été détruits. Près de 150.000 Tibétains ont trouvé refuge en Asie, dont une partie à Dharamsala, où s'est établi le gouvernement tibétain en exil. Près de cinq mille d'entre eux sont installés en Occident, principalement en France et au États-Unis. Les tibétains sont aujourd'hui minoritaires au Tibet, du fait d'une importante immigration chinoise.

Histoire

Le bouddhisme est arrivé au Tibet au VIIe siècle sous l'influence des deux épouses, l'une indienne, l'autre chinoise, du roi tibétain Songtseu Gampo. En dépit des décrets royaux prescrivant la conversion du pays, celle-ci a provoqué une violente résistance intérieure. Une « deuxième diffusion » du bouddhisme, définitive celle-là, est intervenue entre le Xe et le XIe siècle.

Dès lors, la majorité des Tibétains ont adopté le bouddhisme dit du Mahayana, ou Grand Véhicule, qui prône non seulement la libération individuelle, comme le bouddhisme du Petit Véhicule, ou Hinayana, mais surtout la nécessité d'aider tous les autres êtres à se libérer du cycle des réincarnations en accédant à l'Éveil. Le bouddhisme tibétain est très ésotérique, il est imprégné à la fois de tantrisme indien et de chamanisme hérité du boeun, la religion qui prévalait au Tibet jusqu'au Xe siècle. De l'Inde, le Tibet a par exemple hérité d'une astrologie et d'une médecine très sophistiquée (il existe, à Dharamsala, en Inde, un Institut d'astrologie et d'arithmétique et une École de médecine, tous deux directement rattachés au dalaï-lama). Des boeuns, le bouddhisme tibétains a conservé, entre autres, de nombreux systèmes divinatoires (dans les écailles de tortues, les omoplates de moutons...) ainsi que le culte rendu aux divinités de son panthéon.

Écoles

Le bouddhisme tibétain est constitué de quatre grandes écoles : les Nyingmapa, ou anciens, les Kagyupa, les Sakyapa et les Gelugpa (dont est issu le dalaï-lama). Chaque école est présidée par un maître qui est la réincarnation du fondateur. Ces écoles partagent un tronc commun de doctrines, de rites et de croyances, mais chacune privilégie la pratique d'un tantra et vénère une divinité protectrice. D'autre part, les Nyingmapa acceptent l'ensemble du corpus de textes sacrés traduits du sanskrit, y compris ceux de la première diffusion, les autres écoles se montrent plus sélectives , récusant ceux dont elles estiment que l'authenticité n'est pas confirmée.

Les liens entre les écoles sont cependant très étroits. Celles-ci constituent en effet un réseau plutôt que des lignées parallèles. Un maître issu d'une école donnée peut être lu et étudié dans une autre école.

Lieux et fêtes

Friands de pèlerinages, expression de dévotion envers les saints et les bouddhas, qui leur permettent d'acquérir des mérites karmiques, les bouddhistes tibétains fréquentent avec assiduité tous les lieux où le Bouddha a vécu et enseigné, à commencer par Bodhgaya, en Inde, où il connut l'Éveil. Les lieux où ont vécu et enseigné les grands maîtres tibétains (à commencer par le Potala, le palais du dalaï-lama à Lhassa), et où leur corps momifié est parfois livré à la vénération des fidèles, sont également prisés des pèlerins.

Ces pèlerinages ont cours tout au long de l'année. Ils attirent un plus grand nombre de fidèles lors des fêtes religieuses, particulières au monastère ou partagées par tous les Tibétains, voire par l'ensemble des bouddhistes. Parmi ces « grandes » fêtes collectives, citons la naissance du Bouddha, sa mort, son retour du monde des dieux, ou encore la naissance de Pema Sambava, le saint tibétain qui, grâce à ses pouvoirs magiques, a pu asservir les démons et assurer la première diffusion du bouddhisme au Tibet. Sans oublier le Meun-lam, le Nouvel An tibétain, moment de grandes manifestations religieuses. Les dates de ces fêtes sont établies selon un calendrier lunaire. Cette liste est loin d'être exhaustive !

Who's who

Le dalaï-lama. Chef des gelugpa, les « vertueux », une des quatre écoles du bouddhisme tibétain. Depuis le XVIIe siècle, le dalaï-lama est également le chef spirituel et temporel du Tibet. La lignée des dalaï-lama en est à sa quatorzième réincarnation.

Le panchen-lama. Littéralement « grand érudit ». Deuxième autorité spirituelle du peuple tibétain, après le dalaï-lama — et comme lui de l'école gelugpa —, consulté (parmi d'autres) pour retrouver la trace des réincarnations des grands maîtres. Cette fonction spécifique du bouddhisme tibétain, a été instituée par le cinquième dalaï-lama (1617-1682). L'actuel panchen, détenu dès sa plus tendre enfance par les Chinois a été longtemps le plus jeune prisonnier politique du monde.

Le karmapa. Chef de l'école tibétaine des Kagyupa. Les dix-septième karmapa, Ugyen Trinley Torje, a trouvé refuge a Dharamsala, auprès du Dalaï-Lama, en janvier 2000. C'est à partir du troisième karmapa au XIIIe siècle, que s'est institué le système des lignées de tulkou.

L'oracle de Nechung. C'est l'oracle d'État, médium entre le monde terrestre et celui des esprits, promu par le cinquième dalaï-lama protecteur du gouvernement tibétain et responsable de la paix et de l'harmonie sur terre. Il peut être consulté par le dalaï-lama sur les questions spirituelles et temporelles.

Notes

[1] Karma : actes et traces positifs et négatifs accumulés dans le mental du fait de chacune de nos actions et de nos pensées. Ces traces, dont le poids conditionne la réincarnation ultérieure, peuvent être purifiées par certaines pratiques. L'expression tibétaine lasbras signifie à la fois le « karma » et « ses fruits », autrement dit la cause et ses résultats.

[2] Mantra : phrases courtes, comportant des mots en sanskrit et d'autres n'ayant aucune signification lexicale, que l'on peut considérer comme des prières, base de méditation de la vacuité, adressées aux bouddhas ou aux divinités. Le mantra le plus célèbre, Om mani padmé hum s'adresse au bouddha de la compassion.

[3] Samsara : fait d'être obligé de reprendre naissance sans liberté dans les six univers, de celui des démons à celui des deva, en passant par l'univers des animaux ou celui des hommes, sous l'emprise des karma et des passions.

[4] Tulkou : désigne les réincarnations de grands maîtres. C'est parmi eux que se recrutent les supérieurs des écoles et les abbés. Mais certains tulkou sont aussi de simples moines.

[5] Lama : maîtres ou enseignants que l'on peut comparer aux gourous indiens. S'ils ne sont pas moines les lama ne sont pas tenus au célibat. Dans ce cas, ils ne vivent pas à l'intérieur des monastères, réservés aux seuls moines. Ce sont aussi bien des hommes que des femmes.

[6] Voie des Tantra : branche du Mahayana prolongeant la voie de la perfection. Le Tantra est la pratique du fruit : alors que l'état de bouddha est un résultat, cette pratique consiste à s'identifier à se résultat ou fruit.

[7] Nirvana : Libération du samsara. Fait de ne plus être obligé de reprendre naissance sans liberté. Il ne s'agit donc pas, dans la conception tibétaine, d'une extinction totale.

[8] Bodhisattva : état d'un individu qui se situe entre l'homme ordinaire et le Bouddha. Selon les écoles tibétaines, il existe dix à douze étapes de bodhisattva. Un bodhisattva accompli devient un bouddha. En règle générale, le bodhisattva bouddhiste est un « Être à Éveil » qui a fait vœu de devenir bouddha afin d'aider les autres êtres vivants à accéder, à leur tour, à l'Éveil.

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