Castelluna

Author: LuNa (page 2 of 4)

« Celui qui est »

La petite fille demandait un jour au vieil homme : « Grand-père, qu’est-ce que l’éternité ? » Et lui, après avoir réfléchi, lui a répondu : « Imagines, mon enfant, que la terre entière soit un globe de bronze. Et que tous les mille ans un oiseau, en passant, l’effleure de son aile … Eh bien quand, par ses passages, la terre serait tout usée, l’éternité ne ferait que commencer ! »

Cette anecdote pourrait nous convenir à tous, tant nous sommes démunis pour penser l’infini. Les hommes vont comme des somnambules, le temps de leur fugitive existence, en oubliant qu’ils errent au bord des gouffres sans nom de l’espace et du temps, dans le silence opaque de l’empilement des siècles.

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Evil clowns need love too

Gare de Wavre, fresque du passage-sous-voies.

L’avantage d’avoir un « moi » pas très costaud, à la force duquel on n’a pas accompli grand-chose, c’est qu’on ne s’y attache pas trop.

Emmanuel Carrère, Le Royaume

Al mawt alina haqq

Il s’en est allé, Noureddine, mon ami. Il s’en est allé, moustache la première, visage raviné comme les paysages de sa terre natale. Il s’en est allé le vieux sage, paisible, sourire au lèvre, tenant entre les mains une carte postale froissée : soleil levant, ciel rose, rochers roses…

En lui disant adieu je n’ai pu m’empêcher de penser à cette histoire qu’il me racontait entre deux gorgées de thé à la menthe. Alors que Jésus arrivait devant une montagne, celle-ci se mit à pleurer. Qu’as-tu, ô montagne, lui demanda-t-il ? Et elle de répondre : je suis la montagne dont on sculptait les idoles

Il s’en est allé Noureddine : Hada ma cha’Allah !


Illustration : Cappadocia, galerie Flickr de Dan.

Biber, Les sonates du Rosaire, n°1 L’Annonciation

Heinrich Ignaz Franz Biber, Les sonates du Rosaire, Sonate n°1, L’Annonciation, I. Praeludium par l’ensemble La Tempesta sous la direction de Patrick Bismuth (violon).

Formidable animation du « Cri » d’Edvard Munch réalisée par Sebastian Cosor (Safe Frame) sur The Great Gig in the Sky des Pink Floyd.

Je marchais le long d’un chemin avec deux amis. Le soleil se couchait. Soudain le ciel devint rouge sang. Je m’arrêtais, me sentant épuisé et je me penchais sur la rambarde. Il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et la ville. Mes amis marchait, et je me tenais là, tremblant d’anxiété. Et j’ai senti la nature traversée par un cri infini.

Edvard Munch, 1893

Glenmorangie Signet

Découverte récente, à la Table des Templiers, d’un pur chef d’œuvre : le Glenmorangie Signet. Single des Highlands élaboré à partir d’une orge baptisée « chocolate malt » par l’expert maison Bill Lumsden. Une version non filtrée à froid qui justifie ses 46% et qui résulte de l’assemblage de fûts de bourbon de premier remplissage, de quelques fûts neufs et de fûts de sherry oloroso.

On compte environ 155,00 € la bouteille. Oui, je sais, mais quand on aime…

  • Couleur : cuivre.
  • Nez : fruit riche ; miel, marmelade d’orange, érable, sherry, chêne doux ; épices.
  • Corps : soyeux.
  • Bouche : fruits et épices bien marqués ; chocolat noir, vanille et touche de cuir.
  • Finale : assez longue ; vanille et gingembre.
  • Note : 89/100

Un peu de tenue que diable !

“Tu aimeras ton prochain comme toi-même” Quand le Seigneur exige de nous ce violent exercice, le prochain devrait nous aider en se faisant aimable. L’hiver, passe encore, le froid oblige à la rigueur. Avec les chandails, on enfile quelques bonnes manières. La vasoconstriction stimule l’esprit de discipline : la discrétion, l’élégance parfois, une certaine honnêteté et le sens des principes sont les effets conjugués de l’aquilon du travail et des habitudes. Mais les premiers beaux jours du printemps mettent chez beaucoup ces réflexes en déroute. de surveillance de soi, plus mèche.

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Notger, Collégiale Saint Jean, Liège

Liège, tu dois Notger au Christ et le reste à Notger.

Collégiale Saint Jean

« Coup de vieux ! »

Usager occasionnel de la ligne de bus 20 – qui me mène de mon bureau au bar derrière lequel je tente de convertir mes contemporains, dans un même élan pastoral, aux bienfaits du whisky et à ceux de la sainte Église catholique -, usager donc des transports en commun, je m’émerveille souvent de ce que des jeunes issus de cette belle-diversité-qui-fait-la richesse-de-notre-société cèdent leur place à des personnes âgées tanguant dangereusement au gré des virages pris sans ménagement par un chauffeur pressé.

A voir ces regards pleins de compassion qui croisent ceux désespérés de vieillards agrippés à la main courante comme autant de marins saouls au mat d’artimon d’un cap hornier, je me suis pris, voyez-vous, à croire en un avenir fraternel pour l’humanité… Jusqu’à ce mercredi 20 janvier 2018, jusqu’à ce jour maudit, car voyez-vous aujourd’hui, c’est moi qu’un de ces jeunes paltoquets a jugé assez pathétique pour lui proposer sa place…

Je commence par une teinture et un soin du visage ?

« Le coeur de Cathy », un film interactif pour apprendre les gestes qui sauvent.

George Frideric Handel, « Giulio Cesare » HWV 17 Act 1, « Son nata a lagrimar », par Nathalie Stutzman & Philippe Jaroussky – Orfeo 55. Petit moment de pur bonheur cet après-midi.

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