La certitude et le doute

On paie toujours l’accaparement des certitudes. Elles sont faites pour être libres. On ne les détient pas comme un objet. Elles se reçoivent comme une grâce. Celui qui croit en disposer à son gré les durcit au point qu’elles périssent. Vient un jour où, loin de le soutenir, leur poids mort lui fait faire la culbute.

Il fut un temps où l’Église, dans ses pasteurs et ses fidèles, affichait une foi non seulement totale, mais vaniteusement sûre de soi et massivement dominatrice. Les chrétiens possédaient la vérité au lieu d’être possédés par elle. Ils avaient barre sur elle. L’Esprit-Saint ne pouvait leur échapper, car ils en étaient propriétaires.

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