A une jeunesse désabusée

Mon jeune ami, tu me dis que vide est la vie. Tu as abandonné ton Église et tu dédaignes les idées et les livres. Te voilà quêtant du côté de quelque Orient… Ceux qui s’activent autour de toi avec, ces effrontés, un air heureux, tu les regardes de haut ; t’estimant le plus détrompé des hommes, tu te poses en solitaire devant cette société de dupes et te voilà perdu d’amitié, et non seulement d’idées. Comment frayer avec des gens que leur aveuglement te rend méprisable ?

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