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La faim du sens

A l’encontre de ce qu’on dit parfois, l’Église a manqué rarement de charité. Au XIXe siècle en particulier, son embourgeoisement ne l’a pas empêchée d’être sensible à la misère et d’y porter remède autrement qu’en vœux pieux.

Chaque chrétien, bien sûr, a été à un moment ou à un autre coupable de lâcheté, détournant le regard de son prochain en difficulté. Mais les mystérieuses compensations de la grâce ont fait que l’incurie des uns était souvent rachetée par la sollicitude des autres …

Plutôt que de charité, l’Église a manqué d’intelligence, de réflexion, de culture. Elle a renoncé à penser ce qu’elle vivait, aveuglement qui a conduit sa charité à entretenir le mal au lieu de le guérir.