Castelluna

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samedi 27 juin 2009

Va en paix et sois guérie !

« Ta foi t'a sauvée... Je te le dis, lève toi... Va en paix et sois guérie ».

Cette phrase rassemble des extraits tirés des deux épisodes de Marc rapprochés dans l'évangile de ce dimanche. On aurait tort en effet de dissocier la résurrection de la fille de Jaïre de la guérison de la femme atteinte de perte de sang. Toutes deux en effet sont mortes et aux deux Jésus va redonner la vie. Mieux encore il va leur rendre le pouvoir de donner la vie. Tout ce passage tourne autour d'un temps fatidique : douze ans. C'est l'âge auquel la jeune fille peut avoir un enfant, donner la vie, entrer dans la vie. A douze ans, elle meurt.

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mercredi 24 juin 2009

La première Épître aux Thessaloniciens

Année jubilaire saint Paul : Sommaire des billets.

Thessalonique, le front de mer avec la Tour Blanche en 1914 - Galerie Flickr de gichristof

Thessalonique, la Salonique moderne, était au temps de saint Paul, la capitale de la province romaine de Macédoine occupée. Située sur un golfe à l'extrême Nord-Ouest de la mer Égée, elle était un grand port commercial où aboutissaient les produits des régions conquises par les légions romaines en Orient. Ceux-ci étaient acheminés vers la capitale de l'Empire par la via Egnatia d'abord, jusqu'à la ville de Dyrrachium sur la côte dalmate, par la via Appia ensuite. Les contacts commerciaux attiraient à Thessalonique une population nombreuse mêlée de Romains, de Syriens, d'Égyptiens et de Juifs. Ces derniers formaient une colonie nombreuse et possédaient de ce fait une influence puissante sur les administrateurs de la ville.

Dès qu'il débarque à Thessalonique, en 50, lors de son 2e voyage missionnaire, Paul se met à prêcher la Bonne Nouvelle. Sa prédication est couronnée de succès. Aidé par Silvain et Timothée, il fonde Église dont les membres proviennent pour la plupart des milieux païens.

Jaloux et inquiets de cette pénétration chrétienne, les Juifs accusent Paul de sédition et multiplient leurs attaques verbales contre lui auprès des autorités ; de telle sorte qu'après un séjour de deux mois à peine, l'Apôtre est obligé de quitté la ville et d'abandonner la jeune Église alors qui aurait tant voulu « compléter ce qui manquait à sa foi ».

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dimanche 21 juin 2009

N'ayez pas peur !

« Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? »

Quelle serait notre attitude si nous étions à la place des disciples dans la barque à demi pleine d'eau ? Irions-nous réveiller Jésus ? Ou commencerions-nous par écoper l'eau au fond du bateau ? Se poser des questions de cet ordre revient à faire de ce passage d'évangile une sorte de test psychologique qui mènerait à s'interroger sur le degré de confiance en Dieu de chaque chrétien. Mais aboutirait-on à la question même des disciples : « qui donc est-il ? »

Ayant l'impression de connaître Dieu, les chrétiens s'interrogent plus sur eux mêmes que sur le mystère du Seigneur.

On peut aborder d'une autre façon le texte de Marc en se rappelant qu'il a été écrit à la lumière de Pâques et qu'on le lit aujourd'hui dans la même intelligence.

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vendredi 19 juin 2009

Le pêcheur satisfait

Galerie de geraintandkim - Sleeping Fisherman

L'opulent industriel était horrifié de voir le pêcheur étendu paresseusement à côté de son bateau.

- Pourquoi n'êtes-vous pas à la pêche ? Demanda l'industriel.

- Parce que j'ai attrapé assez de poisson pour la journée, répondit le pécheur.

- Pourquoi n'en pêchez-vous pas plus que vous n'en avez besoin ?

- Qu'est-ce que j'en ferais ?

- Vous pourriez gagner plus d'argent. Avec cet argent,  vous pourriez ajouter un moteur à votre bateau, et pêcher plus de poissons. Cela vous permettrait d'acheter des filets de nylon. Et ces filets vous apporteraient plus de poissons et plus d'argent pour posséder deux bateaux... Et alors, vous seriez un homme riche, comme moi.

- Qu'est-ce que je ferais alors ?

- Alors, vous vous assoiriez et vous jouiriez de la vie.

- Qu'est-ce que vous pensez que je fait actuellement ?

Notes

Source : Comme un chant d'oiseau (choix de poèmes mystiques) par Anthony de Melle s.j. (Ed. D.D.B.)

Crédit photo : Sleeping fisherman, galerie Flickr de geraintandkim, CC.

mercredi 17 juin 2009

A toi Dieu, la louange

C'est le 15 août 1985 que Jean-Paul II a dit cette prière à Casablanca, au cours de son voyage au Maroc. Elle terminait une allocution devant des dizaines de milliers de jeunes musulmans. Elle a été écrite par lui, d'une manière qui permette de réunir chrétiens et musulmans dans une même louange au Dieu unique et miséricordieux.

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dimanche 14 juin 2009

Solennité du Saint-Sacrement

« Ceci est mon corps, ceci est mon sang, le sang de l'Alliance répandu pour la multitude »

Saint SacrementAu centre de l'histoire du monde et de l'histoire personnelle de chacun de nous, il y a l'événement unique de Jésus-Christ nous sauvant en sa mort et sa résurrection. Pour nous le rendre présent jusqu'à la fin des temps, il a « inventé » l'Eucharistie, pour nous faire revivre l'instant où il est allé jusqu'à l'extrême de son amour. C'est lui qui nous invite : c'est le sens du récit des préparatifs de la Cène. Quand les deux disciples arrivent en ville, tout est déjà prêt à l'initiative de Jésus : c'est lui l'hôte, ses apôtres sont les invités ; c'est lui qui rompt le pain pour tous, c'est lui qui tend la coupe.

En lisant ce texte, nous avons à nous rappeler que nos célébrations eucharistiques sont bien plus que des réunions d'amis partageant un repas dans l'ambiance d'une amitié chaleureuse ; nous célébrons notre Alliance avec Dieu ; une Alliance singulière, fruit d'une longue histoire, la longue histoire de la quête de Dieu à la recherche des hommes et qui s'accomplit en son Fils Jésus. C'est une Alliance d'amour et c'est dans cet amour que s'enracine la fraternité qui nous lie.

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mercredi 10 juin 2009

L'Épître aux Colossiens

Année jubilaire saint Paul : Sommaire des billets.

Colosses, aujourd'hui en ruines, était du temps de Paul, une ville de moyenne importance située en Phrygie à environ 200 kilomètres à l'est d'Éphèse. Une communauté chrétienne y avait été fondée par par Epaphras, un disciple de Paul. La toute grande majorité des fidèles venait du paganisme.

Alors qu'il est en captivité à Rome dans les année 61 à 63 Paul reçoit la visite d'Epaphras qui vient le mettre au courant des dangers que font courir les « novateurs » à la jeune communauté.

Ces novateurs y propagent un enseignement qui ne nous est connu que par les allusions de Paul dans son Épître. Il y est question de puissances angéliques, de pratiques ascétiques, d'une connaissance supérieure des mystères, d'une philosophie dépendante des éléments du monde, le tout destiné à une vie religieuse où le Christ, sans être rejeté, n'apparaît plus dans la réalité de sa Plénitude.

Dans la lettre qu'il écrit aux Colossiens en 62, pour répondre et s'opposer aux novateurs, Paul va mettre le Christ à sa véritable place dans la création du monde et dans la vie de l'Église. Cette place est celle de la primauté et de la primauté absolue.

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dimanche 7 juin 2009

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit

« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20)

Sainte TrinitéLe Dieu de Jésus-Christ n'est pas un être solitaire. Il est le Dieu de l'Alliance, le Dieu du partage et de la communication. En son Fils Jésus, il a pris figure humaine pour vivre avec les hommes et Jésus mourra pour sceller définitivement cette alliance. Par sa Passion et sa Résurrection, tout pouvoir lui a été donné pour sauver l'humanité. Ce pouvoir de salut, il le délègue à ses apôtres : « Allez ! de toutes les nations, faites des disciples ».Mission leur est confiée de rassembler, de transformer la masse des hommes et la diversité des nations en une véritable communauté de frères et de disciples de Jésus.

Cela se fera par le baptême qui plonge le croyant au cœur des relations établies de toute éternité entre le Père, le Fils et l'Esprit. C'est bien cela que veut dire l'expression « au nom de... ». Le croyant, par le baptême, entre dans le dynamisme de la vie trinitaire. Il s'agit de tout autre chose que d'un rite sociologique.

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samedi 6 juin 2009

La prière dans la foule

Galerie Flickr de lhuiz - Beggar

Quelles bizarreries ne trouve-t-on pas dans une grande ville quand on sait se promener et regarder ?

Cette notation de Baudelaire dans le Spleen de Paris, je la fais mienne. Que de pauvres êtres les rues de la capitale offrent à notre regard ! Ils nous rappellent, serions-nous tentés de l'oublier, sinon le mal lui-même, toujours la souffrance, du moins la marginalité. Et encore, ce ne sont pas les plus terribles, que cachent l'asile, la prison, l'hôpital, mais celles, banales, qui se proposent à tout passant.

C'est alors que, spontanément, un cri, une prière, montent au cœur des croyants, devant la détresse d'autrui. Un souvenir remonte à la mémoire. Poignant. C'était il y a quelques années lors d'une exposition sur l'art forain. Un place de village avait été reconstituée  avec les attractions d'une fête : tirs, boutiques à massacres, et cette fantasia de grands chevaux blancs de manège qui surgissent cabrés, hors de la pénombre de l'entrée. Et soudain, extraordinaire, l'apparition (je ne puis parler autrement), à l'angle d'un orgue de Barbarie, d'un fantôme. Perdu dans un pardessus délavé qui lui bat les chevilles, pieds nus dans des godillots, cheveux ébouriffés, visage couturé de plaies, oeil éteint, un adolescent. Dix-sept ans peut-être. Il restait devant le limonaire, envoûté, rythmant la musique de la main. Plus tard, tentant de grimper en vain sur le carrousel en marche. Un moment d'inattention de ma part et il disparut de mes yeux à tout jamais.

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vendredi 5 juin 2009

Fragment #9

Quand on a l'honneur d'être chrétien disait à son fils le colonel Paqueron, il ne s'agit pas de se faire pardonner ou tolérer, mais bien de se faire respecter.
— Bulletin Paroissial de Wavre, dimanche 19 mai 1929

dimanche 31 mai 2009

L'Esprit de vérité vous guidera

Le bref Évangile que nous lisons ce dimanche de Pentecôte comporte deux textes nettement distincts, tirés tous les deux des discours de Jésus à ses Disciples durant la dernière Cène, tels que rapportés dans l'Évangile de Jean. Dans la première citation, Jésus parle d'un « Défenseur » (Paraclètos, en grec) qu'il nous enverra d'auprès du Père. Mais il faut bien faire attention au fait que l'Esprit est présenté ici non pas comme le défenseur des Apôtres – ou le nôtre – mais bien comme le Défenseur de Jésus lui-même. Il est l'avocat qui prendra la défense de Jésus dans le Procès qui l'oppose au monde.

Cette image du procès est présente un peu partout dans l'Ancien et le Nouveau Testament. Dès le Paradis Terrestre, l'homme entre en procès contre Dieu, le soupçonnant de mensonge et de méchanceté, comme le serpent l'insinue au cœur d'Ève et d'Adam : « Ce que Dieu dit n'est pas vrai ; vous ne mourrez pas... » Et puis, avec les Grands Prophètes, la table est inversée. C'est Dieu qui entre en procès avec son peuple. Et puis il y aura évidemment Job qui voudra faire un procès à Dieu à propos de sa souffrance qu'il trouve injustifiée.

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samedi 30 mai 2009

May Feelings II

[Vidéo en permalien - Source]

jeudi 28 mai 2009

L'Épître aux Philippiens

Année jubilaire saint Paul : Sommaire des billets.

Philippes, aujourd'hui en ruines, était au temps de Paul, une ville prospère de Macédoine. Appelée d'abord Crénides, elle doit son nom au roi Philippe, le père d'Alexandre le Grand.

Philippes site archéologique - Galerie Flickr de Michel 27

En 31 avant notre ère, l'empereur Auguste en fit la capitale d'une province romaine et la peupla de soldats vétérans de ses légions. La ville conquise par les Romains, de grecque qu'elle était, devint essentiellement latine et le demeurait lorsque Paul y aborda.

L'Apôtre l'a évangélisée en 50, lors de son 2e voyage missionnaire. Il y revint en 57-58 lors de son 3e voyage. La communauté de Philippes était formée presque exclusivement de païens convertis ; elle fut toujours très chère à son cœur et devint son Église de prédilection. Paul avait trouvé dans la population simple et rude des colons romains, anciens légionnaires, une confiance, une sincérité, une affection qu'il ne trouva nulle part ailleurs.

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lundi 25 mai 2009

Prière de Benoît XVI pour les soldats morts au combat

Pour conclure sa 14e visite pastorale en Italie, au Mont Cassin, Benoît XVI s'est rendu au cimetière polonais où il a effectué une visite privée. En hommage aux soldats morts ici au combat durant la seconde guerre mondiale, et à ceux de toutes les guerres et de toutes les nations, le pape a récité la prière que nous publions ci-dessous.

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jeudi 21 mai 2009

Quand l'expérience commune des hommes se fait prière

Psaumes, Quand l'expérience commune des hommes se fait prière

Prier, c'est pour moi, d'abord la prière individuelle et silencieuse où j'essaie, en tout premier lieu, de me rencontrer moi-même, « d'habiter » avec moi-même dans la paix. Je porte en moi bien des choses qui, au moment de la prière, me tirent de tous côtés : fatigue du corps, blessures de la sensibilité, préoccupations de l'esprit, etc ... Tout cela, c'est en moi, comme une sorte de chaos, de « tohu-bohu », comme des parasites qui brouillent la communication, la communion que je souhaiterais vivre dans la prière, communication avec moi-même d'abord, avec cette part de moi-même qui n'est pas encore apprivoisée, qui me reste étrangère, voire hostile. La première parole de Dieu dans la Genèse est : « Que la lumière soit », et son premier acte, c'est de mettre de l'ordre dans le chaos primitif pour que se développe harmonieusement la création. Il m'apparaît que « prier » c'est commencer par faire en moi un peu de lumière, de clarté, pour me connaître mieux, m'accepter tel que je suis et mettre un peu d'ordre et d'unité dans le monde intérieur qui m'habite. Pour cela, il faut du temps et du silence. D'autres y parviennent peut-être autrement ; j'ai besoin, quant à moi, de tenir mon corps immobile, en silence, de respirer paisiblement, afin que s'apaise en moi le tumulte des pensées, l'exaspération de la sensibilité, et que s'ordonne ce « chaos » intérieur d'où va pouvoir naître un être nouveau.

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mercredi 20 mai 2009

Pope to You

Capture de la page d'accueil du site Pope2You

Le Vatican lance un nouveau site internet à destination des jeunes le 21 mai 2009, 3 jours avant la 43e Journée mondiale des communications sociales. Sous l'impulsion du Conseil pontifical pour les communications sociales, le site www.pope2you.net (“le pape pour toi”) contient entre autres des liens vers le réseau social “Facebook” ou la chaîne H2O News.

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dimanche 17 mai 2009

Aimez-vous les uns les autres

Dans l'Évangile de dimanche dernier, Jésus disait à ses disciples : « Je suis la vigne et vous êtes les sarments » ; et il leur rappelait que seul celui qui demeure en lui porte des fruits. Dans l'Évangile d'aujourd'hui, qui est la suite du même discours, Jésus exprime la même préoccupation que ses disciples portent des fruits : « je vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure ».

La révélation de Jésus sur la nature de la relation entre lui et ses disciples est cependant passée à un autre registre. Il n'est plus simplement question d'une relation comme celle du sarment au cep, mais bien d'une relation interpersonnelle d'amitié : « Je ne vous appelle plus serviteurs... je vous appelle mes amis ». Et il ne s'agit pas simplement du fait que les liens affectifs de Jésus avec les siens deviennent plus intenses au moment où il sent sa mort approcher. Il s'agit plutôt d'une révélation nouvelle sur les liens qui l'unissent à son Père et à ses disciples.

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samedi 16 mai 2009

Hasard ou Providence ?

Les vacances ont toujours été pour moi l'occasion de rencontres hors du commun : émouvantes, stimulantes ou édifiantes ; même éphémères j'en suis rarement sorti indemne. Il en fut ainsi de ce couple de Flamands tellement wallophile qu'ils passent depuis quinze ans deux semaines de leur vacances en Ardenne, dans des gîtes ruraux ou des tables d'hôtes. Lui, protestant et pourtant professeur de religion dans une école libre catholique, elle catholique et administratrice d'une association caritative.

Couple « mixte », comme on le voit, si bien qu'on en est venu à parler assez souvent dans ces eaux là : l'enseignement de la religion dans nos écoles, les poussées de fièvres cathophobes de nos sociétés occidentales, les persécutions dont sont victimes les chrétiens d'Asie, les déchirements communautaires de notre pays de cocagne, etc.

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mardi 12 mai 2009

Pour 37% des Belges, la religion est importante

D'après une enquête internationale, 37 % des Belges pensent que la religion est quelque chose d'important dans leur vie quotidienne.

Pour 37% des Belges, la religion est importanteA la question « Pensez-vous que la religion occupe une partie importante dans votre vie quotidienne ? » 37% des Belges interrogés ont répondu positivement. Avec un tel score, notre pays fait nettement moins que l'Italie (72%) et l'Allemagne (44%), mais mieux que d'autres pays européens comme les Pays-Bas (33%), le Royaume-Uni (29%), la France (25%) ou la Norvège (20%). Record absolu détenu par le Bangladesh, où pour 99% de la population, la religion prend une place prépondérante dans la vie quotidienne. Djibouti, la Sierra Leone, le Sénégal, le Pakistan, l'Afghanistan, la Mauritanie, le Niger, la Tanzanie, la Malaisie, le Tchad, le Mali et l'Ethiopie obtiennent plus de 90%. Le Brésil (88%) et l'Afrique du Sud (82%) les suivent de près, mais laissent quelque peu à distance : États-Unis (67%), Israël (50%) et le Canada (45%).

Ces chiffres sont le résultat d'une enquête menée par la société britannique Gallup et la Coexist Foundation dont les résultats ont été publiés tout récemment. Il s'agit du tout premier rapport annuel sur le rôle de la religion et de la foi dans le monde. Les chercheurs ont été très surpris de constater que les musulmans européens se sentent très fidèles vis-à-vis du pays dans lequel ils vivent, ce qu'on ne soupçonne pas généralement.

[Source]

dimanche 10 mai 2009

Quand Barnabé parrainait Paul

La mémoire des peuples est parfois injuste : ainsi, nous avons presque oublié le nom de Barnabé ; et pourtant, sans lui, saint Paul aurait-il pu devenir le grand apôtre que nous connaissons ? Car c'est Barnabé qui lui a mis le pied à l'étrier, en prenant le risque de la parrainer à un moment où tout le monde à Jérusalem se méfiait de ce nouveau venu. Et on avait de bien bonnes raisons, il faut le reconnaître.

Car, dans la toute nouvelle communauté chrétienne de Jérusalem, Saul de Tarse était précédé d'une fort mauvaise réputation : certains savaient sa jeunesse fervente chez les pharisiens, puis son engagement, au nom de sa foi juive, justement, contre les disciples de Jésus. N'était-ce pas lui qui gardait les vêtements de tout le monde pendant qu'on lapidait Étienne ? À ce propos-là, pour qu'il n'y ait pas d'équivoque possible, Luc notera plus tard dans les Actes des Apôtres : Saul était de ceux qui approuvaient ce meurtre (Ac 8, 1).

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